L'aérodyne

L'aérodyne
Communément appelé « plus lourds que l'air », sa sustentation est assurée par une force aérodynamique, la portance, produite à l'aide d'une voilure. Une voilure a besoin d'un vent relatif pour produire de la portance.

Ce vent relatif peut être créé par le mouvement de l'aérodyne dans la masse d'air. Les avions et les ULM produisent ce mouvement grâce à un propulseur (hélice) entraîné par un moteur ou par un réacteur. D'autres, comme le planeur, le parapente et le deltaplane produisent ce mouvement grâce à leur énergie potentielle.

Il peut aussi être produit par le mouvement de la voilure par rapport à l'aérodyne. C'est le cas de l'hélicoptère et de l'autogire, qui ont une voilure tournante.

Enfin, aux débuts de l'aviation, on a cherché à imiter les oiseaux avec des engins à ailes battantes : les ornithoptères.

L'utilisation de ces appareils est l'aéronautique, ses adeptes sont les aviateurs.

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# Posté le samedi 08 mars 2008 10:44

avion

avion
Un avion, selon la définition officielle de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), est un aéronef plus lourd que l'air, entraîné par un organe moteur (dans le cas d'un engin sans moteur, on parlera de planeur), dont la sustentation en vol est obtenue principalement par des réactions aérodynamiques sur des surfaces qui restent fixes dans des conditions données de vol. Celui ou celle qui le dirige est appelé pilote ou aviateur/aviatrice.

Lorsque la sustentation en vol est obtenue par des réactions aérodynamiques sur des surfaces en mouvement, généralement une ou plusieurs hélices principales dont les axes sont verticaux, l'appareil est alors un hélicoptère ou un gyroptère, selon que la surface porteuse est animée par un moteur ou non.

Un avion qui est muni d'un dispositif lui permettant de décoller et de se poser sur l'eau (amerrir) est un type d'avion appelé hydravion.

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# Posté le samedi 08 mars 2008 10:46

Étymologie et histoire

 Étymologie et histoire
Le mot aviation (du latin avis, oiseau, et actio, action) a été employé pour la première fois par Gabriel de La Landelle, en 1863, dans le livre Aviation ou navigation aérienne sans ballon, un ouvrage rendant compte des tentatives d'envol de Jean-Marie Le Bris dans un appareil plus lourd que l'air.

Le terme 'avion' sera ensuite utilisé en 1875 par Clément Ader pour désigner sa série d'appareils volants, puis breveté par lui. C'est ainsi qu'il a appelé l'appareil baptisé Éole, avec lequel il décolle le 9 octobre 1890 puis rase le sol sur 50 mètres à 20 cm au-dessus de la piste. Cet événement ne sera toutefois pas homologué comme étant le premier vol : la hauteur atteinte était insuffisante pour le qualifier de tel. De fait, la performance de cette génération d'engins ne fera pas se bousculer les entrepreneurs car n'ayant pas assez de maîtrise de son domaine.

Le troisième prototype de Clément Ader, l'Avion III, effectue un vol sur 300 mètres devant un comité militaire le 14 octobre 1897 à Satory. Une autre raison à la non-homologation des vols de Clément Ader est que ces vols étaient soumis au secret militaire.

Entre-temps, Otto Lilienthal, grâce à des prototypes qui étaient réalisés à partir de nervures de bambou entoilées de coton, pouvait planer jusqu'à 400 m en se lançant du haut d'une colline haute d'environ vingt mètres. Le contrôle de la machine se faisait par des déplacements du corps comme pour les deltaplanes pendulaires contemporains.

Mais dans les premières années de l'aéronautique, après les exploits des frères Wright à partir du 17 décembre 1903, on ne parle guère d'avion mais d'aéroplane. C'est avec la Première Guerre mondiale que les mots avion et aviation deviennent communs.


14 bisSantos Dumont il construisit de nombreux ballons à bord desquels il vola et conçut le premier dirigeable pratique. La démonstration de son puissant aéronef plus-lourd-que-l'air le 14 Bis eut lieu dans le parc de Bagatelle près de Paris, avec un vol public, homologuant par la même le premier record du monde d'aviation, le 23 octobre 1906.

Certaines personnes prétendent qu'avion est un acronyme qui aurait été forgé par Clément Ader et signifiant « appareil volant imitant l'oiseau naturel », sans qu'aucune source fiable puisse corroborer cette assertion.

Hypothèse plus réaliste, le nom semble simplement inspiré du mot latin avis (oiseau) précédemment utilisé par Gabriel de La Landelle pour construire le néologisme aviation.

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# Posté le samedi 08 mars 2008 10:51

pilote

pilote
Un aviateur est une personne qui pilote un aéronef.

Remarque : ce terme était surtout employé aux débuts de l'aviation. De nos jours, on parle généralement de pilote pour tous les types d'aéronefs (avions et hélicoptères), de pilote de ligne (qui pilote un avion de ligne), de pilote de chasse (qui pilote un avion de chasse), etc. Ce terme dérivé du mot avion (néologisme créé en 1875 par Clément Ader) a été aussi repris dans différentes langues comme aviator en anglais et Aviatiker en allemand, appellation qui est aujourd'hui remplacée par le mot Pilot (dans le langage courant) et par la désignation officielle Flugzeugführer (conducteur d'avion) et Hubschrauberführer (conducteur d'hélicoptère).
Pour piloter un avion aujourd'hui, il faut disposer d'un certain nombre de licences, qualifications, autorisations, approbations et/ou certificats. Ces titres sont en général délivrés par les États. Un titre délivré par un État européen est valable dans les autres États européens.

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# Posté le samedi 08 mars 2008 10:58

Licences en Europe

Licences en Europe
Les règles de l'EASA (European Aviation Safety Agency) s'appellent JAR (Joint Aviation Regulations). C'est l'équivalent des FAR (Federal Aviation Regulations) de la Federal Aviation Administration aux États-Unis. Les licences sont règlementées par les JAR-FCL (Flight Crew Licensing), qui prévoient:

La licence de pilote privé, dite (P)rivate (P)ilote (L)icence (ou License en anglais US) : PPL(A)
La licence de pilote professionnel, dite (C)ommercial (P)ilot (L)icence : CPL(A)
La licence de pilote de ligne, dite (A)irline (T)ransport (P)ilot (L)icence : ATPL(A).
Un pilote privé doit avoir 17 ans révolus et une expérience minimale de 45 heures de vol (dont 5 maximum au simulateur). Il doit aussi avoir 10 heures de vol seul à bord (solo) dont 5 doivent être validées comme des vols de navigation. Les privilèges de sa licence lui permettent d'exercer, sans rémunération, les fonctions de commandant de bord ou de copilote de tout avion qui n'est pas exploité à titre onéreux.

Un pilote professionnel doit avoir 18 ans révolus et une expérience minimale de 150 heures de vol (dont 10 maximum au simulateur). Sa licence lui permet d'exercer tous les privilèges du pilote privé et :

de remplir les fonctions de commandant de bord ou de copilote sur tout avion effectuant un vol autre qu'un vol de transport aérien public
de remplir les fonctions de commandant de bord, dans le transport aérien public, de tout avion monopilote
de remplir les fonctions de copilote dans le transport aérien public sur tout avion dont l'exploitation requiert un copilote.
Un pilote de ligne doit avoir 21 ans révolus pour assurer un service aérien international régulier en tant que commandant de bord. Il doit avoir accompli au moins 1500 heures de vol en tant que pilote d'avion (dont 100 au maximum au simulateur). Sa licence lui permet d'exercer tous les privilèges du pilote privé, du titulaire d'une licence de pilote professionnel et d'une qualification de vol aux instruments ainsi que d'exercer les fonctions de commandant de bord ou de copilote dans le transport aérien public.

Une licence n'est valide que si le titulaire a satisfait aux examens médicaux périodiques de 24 mois pour les pilotes privés et 12 mois pour les autres (ces durées sont divisées par 2 pour les pilotes âgés de plus de 40 ans).

Depuis le 1er juillet 1999, la France a basculé vers cette règlementation européenne mais un ancien type de licence est toujours valable : le Brevet de Base (BB) qui est dans beaucoup d'aéro-clubs une étape dans la formation PPL. Un pilote brevet de base doit avoir 15 ans révolus, une expérience minimale de 10 heures de vol (dont 4 heures seul, avec 20 atterrissages et décollages). Il peut voler seul à bord dans un rayon de 30 kilomètres de son aérodrome d'attache, hors des espaces contrôlés. Les autorisations supplémentaires (emport de passagers, accès à d'autres terrains dans la limite de 100 kilomètres de son aérodrome d'attache, vol de nuit, voltige, etc.) sont délivrées par un instructeur habilité.

La Suisse a pour sa part introduit une licence de pilote privé restreinte (R-PPL) valable uniquement dans l'espace national non-contrôlé et qui est assimilable au BB français.

Consultations du FCL1 Version française du JAR-FCL sur le site de la DGAC


Qualifications [modifier]
En plus de sa licence, le pilote doit disposer de qualifications lui permettant d'exercer certains privilèges supplémentaires :

pour piloter un avion en régime de vol à vue ou VFR (Visual Flight Rules) de jour, la licence suffit.
pour piloter un avion en régime de vol aux instruments ou IFR (Instrument Flight Rules), le pilote doit disposer de la qualification de vol aux instruments appropriée à la classe d'avion utilisée. Pour ce faire, il doit satisfaire un examen théorique et pratique spécifique, avoir accompli au moins 50 heures de vol en tant que commandant de bord et avoir été formé au vol de nuit. Il doit également être apte à utiliser la langue anglaise au sol et en vol.
pour piloter certaines classes (respectivement certains types) d'avions, il faut par ailleurs disposer d'une qualification de classe (respectivement qualification de type).
Les qualifications de classe sont établies pour les avions monopilotes n'exigeant pas de qualification de type. Il y a :

une classe pour tous les avions monomoteurs à pistons (terrestres)
une classe pour tous les hydravions monomoteurs à pistons
une classe pour tous les motoplaneurs à dispositifs d'envol incorporé
une classe pour chaque constructeur d'avions monomoteurs à turbopropulseurs (terrestres)
une classe pour chaque constructeur d'hydravions monomoteurs à turbopropulseurs
une classe pour tous les avions multimoteurs à pistons (terrestres)
une classe pour tous les hydravions multimoteurs à pistons
Les qualifications de type d'avions sont établies pour :

chaque type d'avion multipilote
chaque type d'avion monopilote multimoteur à turbopropulseurs ou à turboréacteurs
chaque type d'avion monopilote monomoteur à turboréacteur
chaque type d'avion pour lequel c'est considéré nécessaire
Parmi les autres titres, citons encore les qualification d'instructeur, qualification montagne, autorisation voltige, habilitation au vol
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# Posté le samedi 08 mars 2008 11:03